14 mars 2008
Les grandes maisons de joaillerie se sont retrouvées le 11 mars devant la Cour d’Appel de Pau face au réseau « Camille et Lucie » poursuivi pour des faits de contrefaçon de marque, de droit d’auteur et de modèles.
Cette audience fait suite au jugement du Tribunal Correctionnel de Dax rendu le 21 mai 2007 qui avait notamment condamné la SARL CAMILLE & LUCIE et sa gérante, Madame Camille LANDEAU, à payer différentes amendes ainsi qu’à verser des dommages et intérêts aux parties civiles présentes à l’instance, à savoir les sociétés CHANEL, CARTIER, FRED, CHAUMET, VAN CLEEF & ARPELS, MAUBOUSSIN, CHRISTIAN DIOR COUTURE, BOUCHERON, RICHEMONT INTERNATIONAL, FERAUD, YVES SAINT LAURENT, GUCCI, PACO RABANNE et HERMES, pour un montant global de près de 700.000 euros.
Les parties civiles ont interjeté appel de ce jugement qui n’avait pas fait droit à la demande de dissolution de la SARL CAMILLE & LUCIE.
Pour mémoire, à l’origine de ce procès, une enquête des agents de la répression des fraudes a démontré notamment l’utilisation verbale des marques des grands joailliers comme argumentaire de vente des « répliques de joaillerie » au sein de plusieurs magasins de l’enseigne « Camille & Lucie » où ont été saisis des tableaux de concordance entre les modèles de grands joailliers et ceux de Camille & Lucie.
Parmi les grandes Maisons, les sociétés RICHEMONT (marque PIAGET), VAN CLEEF & ARPELS et CHRISTIAN DIOR COUTURE étaient de nouveau défendues par deux associés du cabinet parisien DEPREZ DIAN GUIGNOT (DDG), Maître Vincent FAUCHOUX et Maître Emmanuel BOUTTIER.
La Cour d’Appel de Pau est appelée à se prononcer sur l’affaire d’ici le mois de juin prochain, date à laquelle « Le n°1 du luxe jetable », comme il se revendique, connaîtra son sort.
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